Guide de voyage: I love Amsterdam (deuxième partie)

Publié le par Aizen

 

 

dorénavant FSA est à cette nouvelle adresse:

 

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C
e que vous allez voir sur cette page...



Ce n'est pas
Disneyland!...lol
On pourrait s'y tromper, avec les lumières multicolores et féeriques
éclairant les façades, les néons fluorescents qui piquent les yeux,
et cette ambiance festive...
oui,vous vous doutez, vous êtes à Amsterdam!...

 Les visiteurs nocturnes (touristes, locaux, habitués, fêtards)
sont tous de la partie dès l'apparition
des premières lueurs des enseignes dans les rues.

Il faut dire que je me suis beaucoup baladée la nuit, à Amsterdam,
notamment dans le très connu quartier rouge
aussi appelé " red light district ", pour découvrir cette autre facette,
un peu plus osée et rock & roll de la capitale hollandaise.




J'avais l'impression d'être un peu dans un autre monde, à dire vrai,
il flottait là une atmosphère spéciale, totalement assumée et ouverte à la convivialité.
Je ne me suis absolument pas sentie gênée en arpentant le quartier,
ni jamais été abordée par qui que ce soit  de façon gênante.
mais juste été étonnée de ce que j'ai découvert.

Il m'a semblé comprendre que les hollandais adoraient faire la fête.
Cette ville regorgeait d'activités la nuit: Concerts jazz, night clubs, coffeeshops,
bars bruns (bars à bière, qui est évidemment la boisson locale), restaurants,
certains musées sont même ouverts jusqu'à tard (musée de la Vodka, musée de l'érotisme),

Bon, vous imaginez bien que si j'ai fait cette deuxième partie,
c'est pour vous parler franchement et sans détour:
le quartier rouge, ou "red light district" est mondialement connu
pour sa tolérance spécifique envers l'existence de nombreuses maisons closes,
ayant pour devanture des filles de joies en vitrines.

En me promenant dans les rues, et en observant,
j' ai remarqué que beaucoup d'entres elles étaient ravissantes,
et je ne les ai pas trouvées aussi vulgaires qu'on le prétendait
alors je le dis sans arrières pensées.
Cela vous paraitra peut-être étrange, voir choquant,
mais malgré le fait que je sois moi-même une femme,
et à cheval sur les principes, je n'ai pourtant pas été choquée par ces vitrines.

J'avais lu, entendu en france ou ailleurs, bons nombres de commentaires
sur les forums de la toile, ou dans les discussions dénonçant
à quel point le quartier rouge était "horrible","glauque", "dégradant":
on en parlait comme d'un Sin city, la ville du péché, de la débauche et de la corruption!
Mais non, je n'ai pas trouvé cela effrayant ni même malsain.

Le quartier attire par ailleurs des visiteurs aussi variés et cosmopolites,
de jour comme de nuit, et autant les jeunes qu'un public plus âgé,
venu pour se divertir, s'amuser, sortir, faire la fête.
Il y a même là, en pleins coeur du quartier rouge,
l'église la plus ancienne d'Amsterdam, le Oude Kerk.
L'édifice est très beau, et attire nombre de touristes et d'âme pieuses...

...et tandis que le jour, les filles sont déjà en vitrines
(sans lumières rouge en journée), les enfants passent
dans les ruelles avec leurs cartables pour aller à l'école
faisant au passage innocemment des coucous "aux madames",
leurs voisines qu'ils connaissent depuis longtemps...

Sur ce point c'est assez incroyable!!!
 et j'avais été tellement perplexe que je n'avais pu m'empêcher d'interroger
une voisine de table Amstellodamoise
(présente avec son mari)
dans un restaurant de fondue suisse
dans le même coin (l'excellent café Bern),
qui m'a répondu alors (dans un très bon français d'ailleurs)
avec philosophie:

"Les filles connaissent tout le monde ici, elles sont gentilles
avec les gens du quartier, les enfants ont l'habitude,
et les considèrent comme des personnes avant tout."

Pour dire à quel point le mélange des genres est saisissant!
J'étais un peu décontenancée, mais heureuse de voir
que le facteur humain était la chose la plus précieuse, avant tout.
Ils avaient tous l'air de bien le vivre, et c'est tant mieux alors.
On sent vraiment que les gens tiennent à leur quartier,
à sa préservation, à son effervescence, et à son ambiance "familiale":
les filles, les commerçants, les voisins, barmans...
ont tous l'air de bien s'entendre, et fond ainsi leur quotidien.

Je dirais que si certains peuvent s'offusquer
des vitrines à Amsterdam (surtout certaines qui sont apeurées de
voir leurs petits amis partir faire le touriste à "Dam-damn")
je pense que c'est surtout à cause du décalage culturel,
de la différence des moeurs, et d'un autre rapport à la sexualité.
Les gens ont du mal à cerner, et à comprendre
qu'il puisse exister un autre mode de vie, tout simplement.

Mais chaque individu ayant son propre concept de la sexualité,
ainsi que sur le sujet de la prostitution, il est donc difficile
de juger hâtivement, là où la notion même du bien ou du mal reste brumeuse.

On dit souvent que "La liberté d'un individu s'arrête là où commence celle des autres ".
Mais la sexualité relevant de la sphère privée,
critiquer devient toujours plus facile que d'avoir une ouverture d'esprit,
pour se poser un instant et réfléchir.

La tolérance requise, pour parler ouvertement de ce genre de sujet,
n'est pas toujours au rendez-vous ailleurs de part le monde,
et cela ne concerne pas uniquement
les débats sur la prostitution mais aussi sur la question
des préférences sexuelles, la fréquentation de lieux spécialisés, etc.

Car Amsterdam est aussi une ville très ouverte concernants
l'homosexualité. La plupart des lieux sont gay-friendly.
Les gays et lesbiennes peuvent donc librement évoluer
dans le cadre de cette ville, en restant pleinement eux-même,
s'aimer tranquillement avec leurs partenaires, et s'épanouir
dans leur vie amoureuse sans avoir à se retrancher
dans des établissements spécialisés.

Une fois l'an, il y a aussi une grande gay-parade,
dans le quartiers des canaux. ( ça a l'air très folklo rock! XD)
Tolérance est donc le maitre mot:
ainsi le rainbow flag flotte non seulement à l'entrée des bars,
mais aussi dans le coeur des gens.

Ce qui m'a frappée pendant mon excursion,
c'est de me rendre compte qu'il y a sûrement beaucoup plus de tabous,
d'hypocrisie, de mascarades et de faux semblants en france
, qu' ici à Amsterdam.
Car par chez nous, la partie émergée de l'iceberg
ne fait que laisser présager l'ampleur de la partie immergée.
Les gens font comme si ces aspects n'existaient pas.
Mais ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas aux premiers abords,
qu'ils n'existent pas.
Non, en fait "ce qui dérange ne doit pas exister".
Ce serait triste de penser de la sorte, car avoir des oeillères,
ou faire un rejet n'aide pas à comprendre et à aller
au delà des différences/ apparences.


Mais ici,  comprenez moi bien, je ne suis pas entrain de dire
qu'il n'y a jamais à Amsterdam de problèmes d'illégalités,
ni de traffics de drogues, ni d'agressions, ni d'arnaques
en tout genre et que tout est parfait, non.
Biensûr il existe des problèmes, comme partout ailleurs.
D'ailleurs dans les quelques 25 000 prostituées recensées à Amsterdam,
la moitié se trouve apparemment dans l'illégalité,
l'état doit alors trouver une solution pour chaques cas.

Mais au moins, un effort est fait pour rendre la situation plus transparente,
dans une volonté de discipliner l'ensemble de la population,
de la rendre responsable envers eux même et envers la communauté,
dans l'élaboration de lois adaptées au réel, des signatures de licences
des établissement, des contrats de travails et des fiches de paye!...

Car c'est cela la réalité.


Les gens travaillent et vivent, et je trouve malvenu
d'avoir un regard condescendant, ou un jugement moral
sur le mode de vie de nos voisins hollandais

alors qu'à l'heure où nous sommes, ce sont parfois
ceux qui se soulèvent au scandale qui consomment
bien souvent le plus de produits pornographiques et ces dérivés.
Les chiffres, ainsi que l'état de santé
de l'économie mondiale dans ce secteur nous le prouve.

Alors que tout cela me fait réfléchir sur le fond,
je regarde en marchant les anciens murs
des plus vieilles maisons du quartier,
remontant presqu'au moyen-âge, ainsi que les rives.
Je ressens toute l'histoire et toute les traditions
populaires transpirer de la ville.
Mes pieds foulent les pavés, le sable noir dans la nuit.

Il y a ce tumulte, certes, mais je me sens bien,
à marcher seule, mon appareil à la main.
Les jeunes femmes arborent des tenues sexy ,
la lumière rouge se reflète sur leurs visages,
certaines ouvrent la portes des vitrines,
tentent d'intercepter des passants.
Je me suis dis que là où elles sont, elles ne risquent rien.

On ne connait pas leur histoire, ni leur passé,
et on ne sait pas pourquoi elles ont décidé de se prostituer,
mais je trouve totalement justifié qu'il y ai des législations
leur permettant d'exercer en toute légalité,

(la prostitution étant légalisée en hollande depuis 1815),
et en sécurité dans un établissement propre,
où les règles d'hygiènes sont respectées.
La population est surveillée de près par les rondes de policiers
veillants à l'ordre. D'ailleurs, ceux-ci observent les touristes
pour les empêcher de prendre les visages des prostituées en photos.

Lorsque l'on avance un peu plus loin dans les ruelles,
une chose me frappait d'avantage encore:
Quoi?! On en a pas encore fini avec la liste de folklore local???
Eh bien au comble de la surprise...
il y avait là un temple bouddhiste!!!!!...
Je crois bien qu'à Amsterdam, vous n'avez absolument pas besoin
de prendre quoi que ce soit d'illicite pour halluciner!...lol

Je restais plantée là, béate, devant l'énorme porte d'entrée de ce temple,
et il y avait même une jeune moine qui en sortait,
pour chevaucher son vélo et disparaitre aussi vite en pédalant dans la nuit...
Etant moi même shintô-bouddhiste, j'étais heureuse d'avoir croisé
sur le chemin ce lieu de recueillement symbole d'harmonie et de paix.
Je finissais par comprendre quelques temps plus tard
que je me trouvais en plein  china town au sein même du quartier rouge,
regroupant la communauté chinoise d'Amsterdam.

Des effluves de canard laqué parvenaient à mes narines,
les vitrines de boutiques chinoises présentaient leur rice-cooker dernier cri,
les statues de chats de la prospérité balançaient joyeusement leurs papattes;
Il y avait aussi de nombreuses enseignes de massages chinois,
spécialisés et ciblés sur les terminaisons nerveuses,
et les points d'énergie. Il me semble que cela ressemble au shi-atsu japonais.
J'aurais bien aimé me laisser tenter par une séance pour me décontracter,
surtout que les tarifs était parfaitement accessibles: 20 euros la demi heure...

Comme quoi, où que je puisse aller, l'eurasienne que je suis
retrouve toujours ses repères au final : l'asie!! lol
Je vous rassure, je ne me suis pas goinfrée de riz à Amsterdam.
Ah oui mais c'est vrai!...
je ne vous avais pas encore parlé de nourriture!...

Mes adresses yum yum:

Le café Bern pour la  succulente fondue suisse
(excellente adresse) à coté de l'église.
Pour une délicieuse paella allez à la joyeuse cantine espagnole: "Centra"
Le restaurant  Argentijske steakhouse (restaurant argentin)
servait aussi une viande incroyablement goûteuse,
accompagnée de vin rouge d'amérique latine.
La seule chose que j'ai goûté de spécifiquement hollandais
était le petit déjeuner: toute sorte de gouda à n'en plus finir,
et des petits pains moelleux, de la charcuterie locale...
c'était vraiment très bon, et simple.

A ce stade, j'ai énormément marché la nuit,
pour découvrir les subtilités de chaques paté de maison.
Et je vous avoue qu'après avoir parcouru les musées en journée,
levée à 8h du matin tous les jours, j'avais envie de me relaxer.
Où aller après toute cette balade nocturne pour me poser calmement?

Eh bien dans un coffeeshop évidemment!...lol
Je n'allais tout de même pas reculer
devant cette opportunité de découverte!...
Je suis donc entrée au départ chez Grasshopper,
un des coffeeshops les plus connus du quartier rouge, 
qui fait restaurant "steakhouse", bar, et coffeeshop,
le tout sur quatres étages....
L'ambiance? Très convivial, ça ne changeait pas trop des pub irlandais:
les gens regardaient passionnément un match de foot sur grand écran!...XD

N'étant pas à ce point fan de foot, je décidai de déménager,
destination un autre coffeeshop plus intimiste: Baba.
La déco de cet établissement était de type indien,
avec des statues d'éléphants représentant le dieu Ganesh partout,
l'ambiance était décontractée et les serveuses étaient très sympathiques.
Comme j'étais seule, ils m'ont tout de suite proposé de me faire assoir,
à côté d'un couple en pleine déclaration amoureuse! lol
Certains jouaient aux cartes, entre amis,
d'autres étaient en pleines discussion passionnée,
d'autres profitaient de se moment pour se ressourcer.

Il faut savoir que l'alcool est banni dans la plupart des coffeeshops.
Ils ne servent qu' à un public ayant obligatoirement plus de 18 ans,
et pas plus de 5 grammes par personnes, ce qui est considéré
comme une petite quantité, suffisante à la consommation
personnelle tolérée par la loi. La carte du coffeeshop propose de la majijuana
d'une quinzaine de choix possible, le tout sélectionné par le dealer de la maison.
La cigarette, seule, est interdite dans les coffeeshops.
Par contre, les gens ne sont pas forcés de consommer du cannabis
à chaques fois et il est d'ailleurs mal vu d'en consommer à outrance.
Les clients trop éméchés se font rappeler gentiment à l'ordre en général.
Il est aussi possible de juste prendre un thé accompagné
de classiques petits gâteaux, ou des space-cakes, c'est à la décision de chacun.

Quoi qu'il en soit, j'ai pu discuter avec la très sympathique serveuse
et son chat Baba (cool), et ça a été un plaisir de faire connaissance avec
quelques sympathiques hollandais habitués des lieux.
Ce qui m'a fait sourire, c'est de voir qu'il y avait même là un écrivain
qui travaillait sur une des tables en pianotant sur son laptop...
Il avait l'air inspiré.

Cette expérience chamanisante m'a fait penser
à la chenille psychédéliquement philosophe
dans "Alice aux pays des merveilles".
Le réveil n'a pas été trop difficile pour moi le lendemain
mais les rêves ont été un peu doux et brumeux.



Sur ce je vous laisse sur un air de POLICE
que j'aime beaucoup
et qui n'a cessé de m'inspirer pour écrire cet article...



"Roxanne, you don't have to put on the red light
Those days are over
You don't have to sell your body to the night
Roxanne, you don't have to wear that dress tonight
Walk the streets for money
You don't care if it's wrong or if it's right

Roxanne, you don't have to put on the red light
Roxanne, you don't have to put on the red light
                                
                                      Put on the red light, put  on the red light..."

 

                                                                                                  Sting & Police






Je vous remercie particulièrement de m'avoir suivie jusqu'au bout de ce très long billet.
Et vous laisse avec les clichés d'Amsterdam, et de son visage nocturne
celui qui se revêt d'un voile satiné de lumières et de couleurs.



Watashi ha kono machi ga suki.

J'aime cette ville.

Soreja mata.





Vocabulaire japonais du jour
:


Hollande: olanda
Amsterdam: Amusuterudamu
La ville: machi
Musée: hakubutsukan
Quartier:  chi-ku
Canal/ canaux: un-ga
Le gouda: guda chiizu (cheese)
Les sorties nocturnes: yo-asobi
Une Prostituée: shôfu
La tolérance: kanyô / hôyô
La drogue: mayaku
La marijuana: marifana
Fumer: suu
Homosexuel: dôseiaisha
Gay (familier): okama
Lesbienne (familier): onabe
Compréhension mutuelle: sotsû
Le vélo: jiten-sha
Les marchés aux puces: nomi no ichi
Le tourisme: kankô
Le touriste: kankô-sha
La tulipe: chûrippu


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Publié dans Petites escapades

Commenter cet article

Nicolas 19/10/2009 23:39


Bonjour,

Je viens de voir votre deuxième article d'Amsterdam c'est intéressant. Avec toujours de belles photos de la ville de nuit. Les éclairages sont sympa dans le décor ça doit être cool à voir.

A bientôt
Nicolas


Aizen 20/10/2009 00:21


Il faut aller y faire un tour en live...!^^


mutuelle smam 19/10/2009 09:22


c'est vrai que cela ressemble tellement a disneyland!
en tout cas super les photos
bonne continuation et a bientot


Aizen 19/10/2009 15:46


Pourtant la petit souris américaine n'aura pas pointé le bout de son museau! XD
@ bientôt. ^^


Loup 19/10/2009 05:21


Comme toujours de jolis mot avec de jolie photo. merci de nous partager cela


Aizen 19/10/2009 05:27


^^ yeah Loup san!


joo2 ▲∆▲ 2ooJ 17/10/2009 15:40


amster-damn de nuit cette fois-ci hime !! ;b et tout d'abord fufull-congrats pour deux des trois derniers pipics !! ensuite on peut remonter le looooooooooooooooooooooooooong billet de nuit et en
prendre plein les mirettes ! encore bravo pour la qualité de ce petit "reportage" hime !!


Aizen 17/10/2009 15:44


Un petit Hamster au bord du dam!!...hiii...oui ce fut long, très très long à élaborer mais super heureuse d'avoir pu partager. C'est vrai ce que tu dis, c'est un reportage jusqu'au bout de la
nuit...voir jusqu'à l'aube. ça pique les yeux. et t'as vu?? j'ai écrit à un moment "dam damn"!! petit clin de noeil-noeil à toi Joo!! miouuuuuuuuuuuuuuuu


Nihil 17/10/2009 15:05


J'aime beaucoup ton article, la liberté de ton et l'ouverture d'esprit que tu y affiches... Je crois même que c'est la première fois qu'on me présente ce quartier de cette manière là...
Generalement c'est avec le sourire gras et malsain de l'homme ou la totale indiniation et rejet de la femme...
Comme j'ai vraiment aimé, mon commentaire sera gratuit... pour cette fois...


Aizen 17/10/2009 15:41


Nihil, merci d'être passé voir la saison 2. Je suis heureuse d'avoir pu te faire aimer cette amsterdam là. @ bientôt. ^^